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HighTechInformatique quantique

Intel a crevé le plafond

En 2024, alors qu’Intel s’effondrait à 19 $, rares étaient ceux qui osaient encore croire en son avenir. Deux ans plus tard, la prédiction la plus audacieuse – celle d’un retour au sommet – vient de se réaliser sous nos yeux. Le plafond historique a sauté, et ce mouvement n’est peut-être que le premier acte d’un retournement que Wall Street n’a pas vu venir.

 

Certaines actions tentent pendant des décennies de surpasser un pic historique.

Un cours atteint une seule fois, au paroxysme d’une bulle quelconque, et qui surplombe ensuite tous les graphiques.

Un cours sur lequel les investisseurs lorgnent ensuite pendant des années. Et les analystes « font avec » … L’action a beau progresser, l’entreprise a beau se réinventer, ce chiffre reste là, intact, à l’image d’un tatouage réalisé au cours d’un week-end nébuleux.

Microsoft en a « trimbalé » un pendant 14 ans, après le pic des dotcom. La société a sorti Windows XP, Office, la Xbox, et toute la première vague de cloud informatique, avant que le cours de son action ne renoue enfin avec son niveau de 1999.

Pour Cisco, ce plafond a perduré 25 ans. La société a quintuplé son chiffre d’affaires, versé des milliards de dividendes, et elle est restée l’un des acteurs technologiques les plus rentables tout au long de cette période. Mais l’action ne s’est pas envolée avant décembre 2025.

Et Intel ? C’est le pire exemple.

Le cours de 75,81 $ – d’août 2000 – a été atteint au paroxysme absolu de la bulle. Et pendant 26 ans, ce chiffre a surplombé tous les graphiques d’Intel.

L’iPhone a été lancé. Facebook est entré en Bourse. Le Bitcoin a été inventé, s’est effondré, et s’est redressé quatre fois. Nvidia a évolué du stade de fabricant de puces pour jeux vidéo à celui d’entreprise affichant la capitalisation boursière la plus élevée de l’Histoire… Et pendant tout ce temps, le plafond de Cisco n’a pas bougé, bien que le chiffre d’affaires de l’entreprise ait progressé de 20 Mds$, qu’elle ait livré des milliers de milliards de transistors, et qu’elle ait placé ses puces dans presque tous les PC vendus sur Terre.

Et puis en août 2024, alors que l’action INTC cotait 19 $ après la pire réaction de son histoire suivant une publication de résultats, Ray Blanco a fait une prédiction : Intel allait atteindre une capitalisation de 1 000 Mds$ d’ici 2030.

Il a prédit que le plafond finirait par être crevé. Et vendredi dernier, c’est ce qui s’est passé.

Ray mérite d’être acclamé. Alors aujourd’hui, je l’ai invité à parler d’Intel, et à nous offrir un petit aperçu de ce qui pourrait arriver ensuite.

Alors lisez la suite…

Chris Campbell

Intel a crevé le plafond

 

Pendant 26 ans, le cours d’Intel a affiché un plafond de 75,81 $ atteint en août 2000, au plus fort de la bulle des dotcom. Ce chiffre a surplombé – comme une stèle – tous les graphiques d’Intel que vous n’avez jamais observés.

Alors que l’iPod n’existait pas encore, que Google venait d’avoir deux ans, Intel a affiché un cours avec lequel l’entreprise ne renouerait plus pendant un quart de siècle.

Mais vendredi dernier, INTC a clôturé à 82,54 $. L’action a crevé le plafond.

Et Intel n’est pas la seule dans ce cas : Corning, Cisco… les survivantes de la bulle des dotcom sont discrètement en train de surpasser leurs plus-hauts de 2000, l’une après l’autre…

Ces entreprises qui étaient devenues des cas d’école pour toute une génération sont enfin en train de surpasser le cours qu’elles ont affiché pour la dernière fois quand la bulle a éclaté.

L’envolée d’Intel est intervenue sur un seul mouvement de hausse de 24 % en une seule journée – sa plus forte hausse en un jour depuis 1987 – sur un résultat ayant surpassé très largement les attentes du consensus, au 1er trimestre.

Alors que les analystes avaient tablé sur un bénéfice par action de 0,09 $, Intel a annoncé un bénéfice par action de 0,29 $.

Son P-DG, Lip-Bu Tan, qui fêtait sa première année aux commandes, lors de la conférence commentant les résultats, a déclaré ceci aux analystes : « C’est une entreprise fondamentalement différente aujourd’hui ».

Il a raison. Et c’est précisément ce que nous disons à nos lecteurs depuis près de deux ans.

 

Intel : on l’avait dit. Et le Trésor américain aussi.

En août 2024, nous avions fait une prédiction, dans le cadre de La Lettre Tech Capital.

Intel – qui cotait alors moins de 20 $ était en disgrâce à Wall Street, et avait baissé de 26 % sur une publication de résultats médiocre – afficherait une capitalisation boursière de 1 000 Mds$ d’ici 2030.

Un an plus tard, le gouvernement américain a fait le même pari.

Le 22 août 2025, le Trésor a acheté 433,3 millions d’actions Intel à 20,47 $, soit une participation de 9,9 % financée en convertissant en actions 8,9 Mds$ attribués au titre de la loi CHIPS Act.

Trump a arrondi à 10 %.

Vendredi, à la clôture, la participation du gouvernement américain valait environ 36 Mds$.

Sur le papier, tous les contribuables américains affichent donc un gain de 300 % sur Intel.

 

Le CPU n’est pas mort

Pendant trois ans, on n’a parlé que des GPU dans le domaine de l’IA : Nvidia, ses puces Blackwell, et son infrastructure logicielle CUDA, un vrai rempart contre la concurrence.

Mais le CPU est de retour.

Les laboratoires d’IA commencent à manquer de CPU. Les laboratoires les plus avancés rivalisent directement avec les fournisseurs de cloud pour se procurer des puces de serveur x86.

Le P-DG d’Intel a déclaré la même chose, lors de la conférence : le CPU « s’impose à nouveau comme le pilier incontournable de l’ère de l’IA. »

Et en voici la preuve.

Le directeur financier d’Intel a confié à CNBC qu’une partie de la surperformance du 1er trimestre était due à la vente de puces qu’Intel avait déjà dépréciées sur son bilan. Il s’agissait d’un stock arrivant en fin de vie et dont la valeur avait été ramenée à zéro sur le bilan. Mais les clients l’ont acheté comme si c’était du neuf.

Voilà quelque chose qui n’arrive que lorsque la demande est si élevée par rapport à l’offre que les hyperscalers achètent tout ce qui est estampillé « x86 ».

Et Intel vient juste d’annoncer des augmentations de prix au 2e trimestre, ainsi qu’une augmentation de la production à chaque trimestre.

On n’augmente pas les prix et les volumes au beau milieu d’une bulle mais quand on n’arrive pas à produire des puces assez vite.

 

Et maintenant, Elon veut être de la partie

En début de mois, Elon Musk a déclaré aux actionnaires de Tesla que son projet TeraFab à 20 Mds$ – le plus ambitieux projet de fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis depuis une génération – s’appuierait sur la technologie de gravure 14A d’Intel.

Et vingt-quatre heures plus tard, des extraits de la demande d’introduction en Bourse de SpaceX « ont fuité », révélant que SpaceX avait l’intention de fabriquer ses propres GPU, invoquant l’absence de contrats d’approvisionnement à long terme avec les fournisseurs actuels de puces.

Faites le rapprochement entre ces deux annonces.

Musk a besoin de fabriquer en grandes quantités. Il vient de déclarer ouvertement qu’il avait choisi le procédé d’Intel.

SpaceX est l’entité qui gèrera la production. Et SpaceX a informé par écrit la SEC de son intention de fabriquer des GPU.

L’entreprise qui les fabriquera le plus probablement sera celle qu’Elon vient juste de citer, celle qui a crevé son plafond vieux de 26 ans.

Nous surveillerons le reste du déploiement – les fondeurs qui seront gagnants, les pelles et pioches, les prochaines valeurs à 20 $ – dans le cadre de la Lettre Tech Capital (cliquez ici pour nous rejoindre dès maintenant !)

Le plafond a donc été crevé.

Ce n’est que le début pour ce trade.

 

Ray Blanco

 

Chris Campbell

Chris Campbell est constamment à la recherche de moyens pour vous aider à vivre une vie plus libre, plus saine, plus riche et plus épanouissante. Ses recherches l'ont conduit dans plus de 30 pays. Il a été à la pointe du Bitcoin, du tourisme médical, de la décentralisation, des villes autonomes, de la biotechnologie et de bien d'autres choses encore. Chris est l’analyste principal du service Cryptos Incubator de James Altucher, dans lequel il aide les abonnés à naviguer dans l’univers des cryptomonnaies. Vous pourrez également retrouver ses analyses dans la lettre Les Investissements d’Altucher.

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