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L’art d’investir là où personne ne va

By 15 avril 2026No Comments

Il y a vingt-cinq ans, James Altucher a tout perdu. Et c’est précisément ce naufrage qui lui a appris où naissent vraiment les grandes fortunes : dans ces entreprises minuscules, ignorées de tous, dont la valeur réelle dépasse largement ce que le marché veut bien voir. C’est dans ces zones d’ombre que se cachent les rendements les plus spectaculaires.

 

Fin 2001, j’étais fauché.

Pas fauché du genre « j’ai du mal à boucler les fins de mois » ou « pas de Disneyland cette année ». J’étais passé de 15 M$ à presque rien.

Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire car la plupart des gens la connaissent déjà.

Mais voici la version courte : j’ai commis toutes les erreurs que l’on peut commettre avec son argent, et je les ai toutes commises en même temps, et très vite.

Il fallait que je fasse quelque chose. Alors j’ai commencé à écrire. J’ai écrit un article sur TheStreet.com concernant un type d’action spécifique dont personne d’autre ne parlait.

Il s’agissait d’entreprises qui avaient été tellement malmenées et qui passaient tellement sous les radars que leurs capitalisations étaient devenues inférieures à l’argent qu’elles détenaient en banque.

Imaginez … On pouvait racheter la totalité de l’entreprise en déboursant une somme inférieure à ce qu’elle avait à la banque.

TheStreet.com m’a envoyé un chèque de 200 $ que je n’ai jamais encaissé. Pas parce que je n’avais pas besoin de cet argent, car j’en avais cruellement besoin, mais parce que cela signifiait quelque chose, pour moi, que je ne peux pas tout à fait expliquer.

C’était la première fois qu’on me payait pour écrire, et on venait de me payer pour parler d’actions dont personne ne voulait.

Vingt ans plus tard, je pense toujours que cette stratégie est la plus importante dans le domaine de l’investissement.

 

Le trade de type « bacon & milkshake »

En 2007, un certain Mike Lazerow m’a envoyé un e-mail de but en blanc. Il avait remarqué une entreprise que j’avais créée – Stockpickr.com – et voulait discuter avec moi.

Nous nous sommes vus à mon restaurant habituel, sur la 44e rue. Il a commandé du bacon et un milkshake à la vanille. Il m’a parlé de son entreprise, un petit réseau social appelé Buddy Media. A l’époque, l’entreprise valait 4 M$, tout compris.

Personne n’en avait entendu parler. Personne ne l’avait remarquée.

J’y ai investi.

Mes co-investisseurs étaient Peter Thiel et Mark Pincus. On n’a pas investi parce qu’on était tous remarquablement intelligents, mais parce qu’on a regardé là où la plupart des gens ne posaient pas encore les yeux.

Et en 2012, Salesforce a racheté Buddy Media pour la somme de 754 M$.

Une société qui valait 4 M$ au départ… une affaire conclue autour de tranches de bacon et d’un milkshake… dans un restaurant dont personne n’aurait voulu parler dans les magazines.

Mais c’est ainsi que cela fonctionne.

Et voici l’autre facette de l’histoire.

 

Parlons de Bernie

A un moment de ma carrière, j’ai géré « un fonds de fonds ».

J’investissais l’argent des autres dans des hedge funds. Et j’ai essayé de convaincre Bernard Madoff – oui « le » Bernard Madoff – d’investir dans mon fonds.

Voici ce qu’il a répondu :

« Nous n’avons pas la moindre idée de l’endroit où vous placez votre argent. Et je ne veux surtout pas que le nom « Bernard Madoff Securities » fasse la une du Wall Street Journal. »

Bernard Madoff pensait que je représentais un trop grand risque. Bernard Madoff… cet homme qui a monté le plus grand Ponzi de l’histoire américaine, a jaugé mon fonds et m’a dit « non merci, trop d’incertitude ».

J’y ai énormément repensé, au fil des ans.

C’est souvent l’élément le plus dangereux qui a l’air le plus sûr au premier abord : la « blue chip » [NDLR : valeur sûre] la plus pure, le nom le plus établi, ce que tout le monde possède déjà et en quoi tout le monde a déjà confiance.

Et le pari qui vous enrichit réellement – la société à 4 M$ découverte dans un restaurant de la 44e rue, dont la valorisation est inférieure à sa trésorerie – semble trop petite et bizarre, et trop incertaine, pour s’en préoccuper.

Cet écart entre « ça a l’air sûr » et « c’est sûr », c’est la zone où la plupart des gens perdent leur argent.

Et cet écart entre « ça a l’air risqué » et « c’est vraiment une opportunité », c’est la zone où l’on gagne vraiment de l’argent.

 

De la ruine au deal d’une vie

J’ai passé toute ma carrière à dénicher ce que j’appelle des actions qui sont « sous terre ».

Le terme est simple. Tout immeuble débute sous terre. On coule les fondations avant de voir les planchers, la vue, et l’adresse dont se vantent les gens dans les dîners en ville.

Dès qu’une action est connue de tous – qu’elle passe sur CNBC, qu’elle est dans tous les portefeuilles, et qu’on en parle dans toutes les soirées – le mouvement qui comptait vous est déjà passé sous le nez.

Les actions qui sont « sous terre » sont des entreprises dont personne ne parle encore. Ni sur X, ni chez votre conseiller. Elles sont valorisées comme si elles n’avaient aucune importance.

Mais dans certaines de ces entreprises, quelque chose est en train de se produire : un brevet, un contrat, une technologie qui a deux ans d’avance, par rapport à ce que le marché observe.

Mais voilà… la plupart d’entre elles ne valent pas grand-chose.

Je suis sérieux. La plupart d’entre elles n’ont aucune importance. Sur des milliers d’entreprises minuscules, la vaste majorité sont des effets d’annonce, des projets scientifiques ou juste de mauvaises entreprises simplement capables de faire de bonnes présentations.

Alors qu’est-ce que je recherche ?

Une véritable tendance.

Pas des gros titres. Quelque chose qui compte, qu’on en parle ou non la semaine d’après.

Un véritable avantage.

Quelque chose que les concurrents ne pourront reproduire avant des années.

Des chiffres sains.

Un chiffre d’affaires, ou une trajectoire crédible dans cette direction. Peu de dettes. Suffisamment de trésorerie pour survivre à d’inévitables mauvais trimestres.

Des initiés qui investissent dans l’action.

Pas dans des options mais dans des actions. Des gens qui en ressentent les effets, si le cours baisse.

Et le timing.

Le créneau idéal est étroit. L’entreprise fonctionne, la tendance s’accélère, et la plupart des investisseurs ne l’ont pas remarquée.

Or, en ce moment, je pense que ce créneau est grand ouvert pour quelques actions de ce type triées sur le volet.

Je fais cela depuis longtemps. J’ai vu énormément d’opportunités se présenter et disparaître.

J’ai laissé passer la plupart d’entre elles sans trop en parler.

Mais avec celle-ci, je ne peux pas garder le silence.

J’ai passé plus d’un an à étudier un segment spécifique du marché qui, selon moi, est sur le point de bouger énormément.

James Altucher

James Altucher a passé sa vie à créer des entreprises et à apprendre de ses erreurs. Aujourd'hui, il est déterminé à transmettre ses connaissances afin que vous puissiez éviter ces mêmes écueils et connaître une vie de succès. Vous l'avez peut-être vu sur CNBC ou Fox Business, où il est connu pour ses prédictions précises sur les marchés. Son podcast, The James Altucher Show, a été écouté plus de 20 millions de fois. Vous avez peut-être lu l'un de ses livres à succès, comme Choisissez-vous, qui a atteint la première place sur la liste des best-sellers du Wall Street Journal et s'est vendu à plus d'un demi-million d'exemplaires. Vous pourrez retrouver ses analyses dans Les Investissements d’Altucher, James Altucher Trading, et ses interventions en vidéo dans Cryptos Incubator.

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