Avec un rendement proche de 9 %, Hercules Capital attire les investisseurs en quête de revenus. Mais sa solidité financière est-elle à la hauteur ? Marc Lichtenfeld évalue la sécurité de son dividende à la lumière des derniers chiffres.
Il y a un peu plus d’un an, je me suis intéressé à la société Hercules Capital (NYSE : HTGC).
À l’époque, les investisseurs bénéficiaient d’un rendement de 10 %.
Depuis, le dividende exceptionnel, versé chaque trimestre, a reculé d’un centime par action, passant de 0,08 $ à 0,07 $, tandis que le dividende ordinaire est resté stable à 0,40 $.
Hercules Capital est une société de développement des affaires (business development company, ou BDC) basée à San Mateo, en Californie, qui prête de l’argent à des entrepreneurs et à des investisseurs en capital-risque.
Elle a financé plus de 700 entreprises. Parmi celles-ci, 270 sont soit entrées en Bourse, soit ont été rachetées.
Aujourd’hui, sur la base du dividende ordinaire, l’action offre un rendement de 9,4 %. Si l’on ajoute le dividende exceptionnel, le rendement atteint 11 %.
Le dividende est-il aussi solide que le nom de la société le laisse entendre ?
Étant donné qu’Hercules Capital est une BDC agissant comme prêteur, nous nous concentrons sur le revenu net d’intérêts comme indicateur de flux de trésorerie afin d’évaluer la capacité de l’entreprise à financer son dividende.
L’entreprise a accompli un travail remarquable en augmentant son revenu net d’intérêts au fil des années. Celui-ci a presque doublé entre 2021 et 2024 et devrait continuer de progresser au moins jusqu’en 2027.

La forte croissance d’Hercules Capital
Le ratio de distribution en 2024, dernier exercice complet publié, s’est établi à 80 %. Le ratio de distribution devrait ressortir à 78 % pour 2025, puis diminuer encore à 74 % cette année.
Hercules peut aisément financer son dividende actuel, d’autant plus que les BDC sont légalement tenues de verser 90 % de leurs bénéfices sous forme de dividendes. Gardez à l’esprit que les bénéfices ne sont pas identiques au revenu net d’intérêts, mais en raison de cette règle, les ratios de distribution des BDC sont généralement plus élevés que ceux des sociétés classiques. Le fait que celui d’Hercules soit aussi bas constitue un signal très positif pour la sécurité de son dividende.
L’entreprise n’a pas non plus réduit son dividende ordinaire depuis 16 ans. Compte tenu de cet historique et de sa capacité à financer son dividende, le dividende ordinaire présente un risque très faible de réduction.
Je ne vois pas non plus le dividende exceptionnel être réduit prochainement, compte tenu du niveau de revenu net d’intérêts généré par l’entreprise. Toutefois, puisqu’il s’agit d’un dividende exceptionnel, il présente un risque plus élevé d’être réduit que le dividende ordinaire.
Voici donc les notes que j’attribue à la société :
Note de sécurité du dividende ordinaire : A
Note de sécurité du dividende total (ordinaire + exceptionnel) : B


