La menace au Moyen-Orient n’est pas seulement militaire : elle est surtout financière et énergétique. En voulant confisquer les avoirs iraniens gelés pour indemniser ses alliés du Golfe, Donald Trump torpille l’accord censé apaiser la situation autour du détroit d’Ormuz. Une méthode diplomatique tout en finesse : jeter un bidon d’essence sur l’incendie, puis proposer une négociation.
En cas d’escalade, le blocage d’Ormuz ou de Bab el-Mandeb contraindrait les pétroliers à contourner l’Afrique, rallongeant les livraisons de plusieurs semaines. Le Brent flambe davantage que le WTI, car les Etats-Unis sont désormais presque autosuffisants tandis que l’Europe reste suspendue aux approvisionnements du Golfe. Autrement dit, Washington agite le bâton et Bruxelles règle la facture.
Les Bourses européennes, elles, contemplent placidement la hausse du pétrole, des taux et du risque inflationniste. Le CAC 40 stagne, comme si une crise énergétique potentielle n’était qu’un léger bruit de fond. Tout dépend désormais du prochain coup de menton de Trump : détente diplomatique ou nouvelle flambée des cours.
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