Alors que 2026 s’ouvre à peine, Washington ravive un vieux front énergétique et géopolitique : le coup de force de Donald Trump au Venezuela remet en lumière les réserves pétrolières colossales du pays, les rivalités stratégiques qui s’y entremêlent, mais aussi les ambitions chinoises et russes sur les matières premières.
Tout d’abord, je vous adresse à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. 2026 a d’ailleurs démarré sur un rythme soutenu, avec le coup de force mené par Donald Trump au Venezuela et l’arrestation surprise de son président, Nicolas Maduro.
Petit retour historique.
Au début des années 2000, le Venezuela comptait parmi les principaux fournisseurs de pétrole des Etats-Unis, porté par une production dépassant les 3 millions de barils par jour, contre un peu plus de 800 000 aujourd’hui.
« L’effondrement de l’industrie pétrolière vénézuélienne
Ce pays d’Amérique latine fut autrefois le premier exportateur mondial de pétrole, loin devant l’Arabie saoudite. Mais l’arrivée du communisme a entraîné son déclin.
En gris, les données correspondant aux présidences Chavez et Maduro »
Source : X / Javier Blas
Sous embargo et soumis à des sanctions américaines depuis 2013, le pays a vu ses infrastructures pétrolières se détériorer progressivement, entraînant une chute continue de la production.
Cette situation a mécaniquement réduit la dépendance des Etats-Unis envers le Venezuela. Parallèlement, l’essor du pétrole de schiste a permis à la production américaine de bondir au-delà de 12 millions de barils par jour en 2023, tandis que d’autres producteurs (comme le Canada) ont pris le relais.
Pourtant, avec plus de 300 milliards de barils en réserve, le Venezuela dispose de ressources supérieures à celles de l’Arabie saoudite. Des réserves largement sous‑exploitées, voire laissées en friche depuis près d’une décennie.
Un autre élément, cette fois géopolitique, mérite notre attention : la Chine est devenue le premier acheteur de pétrole brut vénézuélien. Alors que Washington et Pékin concentraient l’an dernier l’essentiel de leur rivalité autour de l’IA, ce geste (davantage un pied de nez qu’un choc stratégique pour la Chine, qui ne dépend du Venezuela qu’à hauteur d’environ 4 % de ses importations pétrolières) pourrait annoncer d’autres tensions.
Next stop… Groenland ?
Dans le même esprit, une thématique sensible entre les Etats-Unis et la Chine persiste : celle des terres rares. Malgré un compromis trouvé cet automne entre Pékin et Washington, l’intervention américaine du week‑end dernier ressemble à un rappel à l’ordre, notamment en lien avec le Groenland.
De plus, l’opération américaine pourrait aussi viser à affaiblir indirectement la Russie sur l’un de ses points forts : la production de pétrole lourd. Car derrière la Russie, qui dispose de réserves parmi les plus importantes au monde, on retrouve – je vous le donne en mille – le Venezuela. Plus dense et plus difficile à extraire, le pétrole lourd est devenu ces dernières années la principale catégorie importée par les Etats-Unis (cf. en noir ci‑dessous).
Les Etats-Unis de plus en plus dépendants du pétrole brut lourd
Source : EIA
Reste à savoir si les majors pétrolières suivront, à l’image de Chevron, la volonté de Donald Trump de relancer la production au Venezuela. Quitte à ce que cela passe aussi par des initiatives plus « personnelles ».
Pour finir sur une note plus légère, deux éléments m’ont amusé dans cette actualité. D’abord, la bonne orientation de Nike hier, alors que Nicolas Maduro s’est improvisé apporteur d’affaires pour le géant américain lors de sa sortie.
Source : X / Tommy Douziech
Ensuite (et surtout) le nouveau joli market timing de certains insiders, déjà connus pour leurs exploits sur le marché des cryptos l’an dernier…
Source : X / Coin Academy






Quelle accusation diffamatoire de sous-entendre que le Barron Trump se serait encore une fois GAVÉ grâce aux infos que son père Potus, désinteressé comme St François d’Assise, aurait pu lui transmettre…
Quelle belle famille! !!
bonsoir, n´existe t il pas également le travail en commun de la Chine et la Russie pour une sortie assez conséquente de métal Argent du Venezuela ? Qui a une conséquence assez énorme, surtout pour les producteurs utilisant des composants électroniques ?