Cher investisseur,
Christopher Waller, membre votant du comité monétaire de la Fed, a déclenché une onde de choc sur les marchés en laissant entendre qu’un maintien des taux serait envisageable si l’inflation poursuivait sa décrue d’ici au 16 septembre. Une phrase, une seule, et le Dollar Index a immédiatement décroché : un mouvement d’ampleur rare pour une simple prise de position individuelle.
Le contraste est saisissant avec la réaction suscitée par Kevin Warsh. Lorsque le président de la Fed a affirmé vouloir « garder le contrôle », autrement dit privilégier une hausse de taux pour contenir l’inflation, le Dollar Index n’a progressé que faiblement. Faut‑il en conclure que Waller, gouverneur parmi d’autres, pèse davantage sur les marchés que le président de la Fed lui‑même ? Une chose est sûre : lorsque Waller dit ce que les investisseurs espèrent entendre, l’effet est immédiat. Le Nasdaq a bondi de 1,4 %, signe d’un soulagement palpable.
Sa déclaration tombe à point nommé pour les indices américains, qui avaient marqué une pause après leur chevauchée estivale ponctuée de records sur le Nasdaq et le S&P 500. Hier soir, à la clôture, les « Sept Magnifiques » ont d’ailleurs rebondi, profitant de ce regain d’optimisme. Seule ombre au tableau : Broadcom, en recul de plus de 2,5 %, pénalisé par des prévisions de bénéfice inférieures aux attentes.
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