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HighTechIntelligence artificielle

Elon Musk : objectif Mars

By 12 novembre 2025One Comment

Année après année, nous avons vu Elon Musk développer des projets technologiques indépendants les uns des autres. Pourtant, derrière cette apparente dispersion, un fil conducteur se dessine. Des Cybertrucks à Starlink, en passant par les robots humanoïdes, tous semblent converger vers un objectif audacieux et futuriste : préparer l’installation de l’humanité sur Mars…

 

Lors de sa présentation organisée à Starbase [NDLR : site de SpaceX à Boca Chica (Texas), dédié à Starship], Elon Musk a déclaré ceci : « En examinant votre routeur WiFi Starlink, vous constaterez la présence de cette image ».

 

Mars_image_Starlink_121125

 

C’est une carte illustrant le trajet des vaisseaux spatiaux de la Terre vers Mars.

Comme vous le savez peut-être, on ne peut pas filer tout droit vers Mars. Pour s’y rendre, un vaisseau doit suivre une longue trajectoire elliptique consommant le moins d’énergie possible… et il doit partir au moment précis où les planètes sont alignées [NDLR : tous les 26 mois environ, la Terre et Mars sont alignées de manière favorable pour un voyage spatial. C’est ce qu’on appelle une fenêtre de lancement vers Mars].

Alors, pourquoi cette image a-t-elle été placée sur les routeurs Starlink ?

« Parce que », a déclaré Musk, « c’est l’Internet Starlink qui finance le voyage de l’humanité vers Mars ».

Qu’entend-il par là ?

 

Une infrastructure ambitieuse conçue pour Mars

En 2024, nous avons publié un article intitulé Le grand plan de Musk (article accessible ici). Il défendait cette théorie audacieuse : chaque entreprise de Musk, sans exception, est un sous-système au service d’une seule mission, celle de bâtir une civilisation sur Mars.

Cette idée fédérait toutes sortes de choses nées du cerveau d’Elon Musk, mais existant pêle-mêle : le rocambolesque épisode Twitter, les robots humanoïdes, les puces cérébrales, les tunnels, les fusées, les memecoins.

Mais, réfléchissez-y. Plus on creuse, plus on s’aperçoit qu’il existe un schéma. Je dirais même qu’il ressort de façon limpide :

  • le Cybertruck (véhicule futuriste créé par Tesla) n’est pas qu’une vulgaire voiture mais un rover pressurisé construit dans le même acier inoxydable que le Starship (le vaisseau spatial de SpaceX) ;
  • le Powerwall et le Megapack (batteries Tesla) ne sont pas que de simples systèmes de stockage d’énergie [solaire], mais les prototypes de réseaux électriques autonomes « ultra-terrestres » ;
  • les robots humanoïdes ont en réalité été conçus pour préparer l’habitat sur Mars avant l’arrivée des humains ;
  • Starlink n’est pas seulement un service Internet haut débit, mais la base d’un Internet multiplanétaire, reliant la Terre et Mars grâce à des satellites placés aux points de Lagrange ;
  • The Boring Company, avec les tunnels qu’elle construit, représente le galop d’essai d’un habitat souterrain, résistant aux radiations, et thermiquement stable dans le sous-sol de Mars ;
  • et même le Dogecoin, et X – « l’application de tout » – suggèrent quelque chose de plus étrange : un prototype de paiements interplanétaires.

Et depuis cet article, cette théorie de « la mission unique » de l’empire Musk a fait des émules.

 

Et aujourd’hui ? Eh bien ce n’est plus si fou

The Guardian a publié un article suggérant que l’homme le plus riche du monde n’improvisait pas, mais qu’il exécutait un plan à long terme « pour que l’humanité devienne multiplanétaire ».

Le Wall Street Journal considère que c’est la « mission de Musk en vue de prendre le contrôle de la NASA et de Mars », et affirme que ses partenariats privés, et son infrastructure de lancement de super vaisseau spatial, posent les « fondations d’une deuxième civilisation ».

Brookings a enchaîné avec un essai tout en sobriété intitulé « L’idée de Musk à propos de Mars n’est pas folle » et considère sa vision multiplanétaire comme un modèle crédible de résilience.

Et même The Generalist et Newsweek ont pris le relais en qualifiant toutes ces entreprises de Musk qui se chevauchent de sorte de « système nerveux industriel » reliant énergie, puissance de calcul, transport et intelligence.

Mais voilà…

Quand Musk est monté sur scène, lors de l’évènement organisé à Starbase, il a enfin exposé le plan.

 

Le grand plan de colonisation de la planète Mars

Les chiffres sont astronomiques (c’est le cas de le dire) : 1 000 à 2 000 vaisseaux Starship par fenêtre de lancement, chacun transportant des dizaines de tonnes de fret.

Pour quel objectif ? Environ un million de tonnes de charge utile déposées sur Mars d’ici 2040, seuil auquel, selon lui, Mars sera viable.

Pour y parvenir, il faudra qu’il parvienne à suivre ce plan à la lettre :

  • automatiser en priorité, c’est-à-dire envoyer des robots Optimus pour construire, cartographier et rassembler des données ;
  • organiser une phase de test humaine : deux ans plus tard, il faudra envoyer des équipes pour établir l’infrastructure de base ;
  • agrandir et durer : l’objectif sera ensuite de multiplier le tonnage et construire la première ville permanente, alimentée par des panneaux solaires, stabilisée par des tunnels et connectée via Starlink.

 

Les pièces du puzzle se rassemblent enfin.

Starlink finance et connecte les colonies. Les systèmes de stockage d’énergie de Tesla les maintiennent en vie malgré les tempêtes de poussière.

La technologie de tunnel de The Boring Company offre un abri antiradiation.

xAI et les supercalculateurs de Tesla se transforment en couche de contrôle d’IA permettant aux robots et aux humains de collaborer.

Et même Neuralink [NDLR : interface cerveau/ordinateur] a un rôle à jouer : une téléprésence humain-IA [NDLR : pour voir, entendre et interagir à distance comme si l’on était sur place, via une fusion humain/IA par la pensée, en quelque sorte] dans le cadre des activités sur Mars.

Ce qui ressemblait autrefois à un éparpillement de projets à fort potentiel – voitures, robots, fusées, tunnels, satellites – est en train de se regrouper en un plan industriel synchronisé.

Est-ce possible ? Oui.

Est-ce qu’on peut y investir ? Doublement.

MAIS…

Le pari intelligent ne consiste pas à miser sur Mars, mais sur la pile d’infrastructure à la base du projet : les réseaux satellites comme Starlink, les batteries adaptées aux réseaux électriques, la robotique humanoïde, la fabrication avancée, et les calculs d’IA.

Ce sont les chemins de fer et le télégraphe du XXIe siècle, les actifs qui alimenteront à la fois l’économie martienne et le prochain boom de productivité sur Terre.

En résumé : investissez dans les actifs terriens forgeant un avenir multiplanétaire.

 

A bientôt,

Chris Campbell

 

****

Votre avis nous intéresse ! Que pensez-vous de ce plan d’Elon Musk ? N’hésitez pas à nous faire part de votre opinion dans les commentaires !

Chris Campbell

Chris Campbell est constamment à la recherche de moyens pour vous aider à vivre une vie plus libre, plus saine, plus riche et plus épanouissante. Ses recherches l'ont conduit dans plus de 30 pays. Il a été à la pointe du Bitcoin, du tourisme médical, de la décentralisation, des villes autonomes, de la biotechnologie et de bien d'autres choses encore. Chris est l’analyste principal du service Cryptos Incubator de James Altucher, dans lequel il aide les abonnés à naviguer dans l’univers des cryptomonnaies. Vous pourrez également retrouver ses analyses dans la lettre Les Investissements d’Altucher.

1 commentaire

  • Avatar Okaro dit :

    Merci pour ce texte. J’apprécierais qu’un point soit fait dans la prochaine lettre Tech Capital, notamment vis-à-vis du portefeuille, sur ce sujet.

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