Renault s’est offert la plus forte hausse du CAC 40 jeudi, après le relèvement de recommandation de Bank of America. Cela n’a rien d’anodin : la valorisation du groupe est bradée malgré des perspectives de croissance confirmées et un consensus haussier. Le constructeur français affiche désormais un potentiel de +23 %…
Avec une progression de 6,35 %, Renault a signé hier la plus forte hausse du CAC 40.
Bank Of America ayant relevé sa recommandation en passant de « neutre » à « achat » sur le titre, la réaction des marchés a été immédiate.
Effectivement, quand Bank Of America (BofA) parle, on écoute !
BofA étant tout simplement la deuxième banque américaine en termes d’actifs consolidés (derrière JP Morgan), si elle décide de se positionner à l’achat, évidemment, les cours sont directement impactés.
Alors pourquoi passer à l’achat ?
Parce que le titre est bradé, voire complètement sous-évalué. Si j’osais un mauvais jeu de mots, je dirais que Renault est à la casse…
Pour s’en rendre compte, prenons la valeur nette de sa trésorerie, plus sa participation dans Nissan (en oubliant tout le reste) : le total correspond à peu près à sa capitalisation boursière. Par ailleurs, le PER estimé pour 2026 est quant à lui inférieur à 4.
Renault : les perspectives s’améliorent
Après un trou d’air (et un profit warning) au premier semestre, Renault a fait état au troisième trimestre d’un chiffre d’affaires de 11,4 Mds€, soit une hausse de +6,8 % par rapport au T3 2024 (et +8,5 % à taux de change constants).
De plus, les objectifs annuels sont confirmés.
Toujours pour le troisième trimestre, on constate une hausse de 9,8 % des ventes de véhicules par rapport au T3 2024.
Résultat des courses ? Bank Of America table maintenant sur un bénéfice par action en hausse de 7,90 € (contre 7,60 € précédemment pricés par le consensus), et passe à l’achat.
+23 % de potentiel
Maintenant, un peu de perspective à l’aide de l’analyse technique ?
Sur ce graphe de (très) long terme, la tendance est haussière. L’action étant en train de tester le support oblique de son canal, le potentiel reste intact.
Evolution du cours de l’action Renault depuis 2018.
Source : ProRealTime
Un petit truc technique pour ceux que cela intéresse : prenez l’indicateur de tendance MACD.
Vous remarquerez qu’il permet évidemment de visualiser les vagues d’impulsion des prix.
Mais aussi que régulièrement, les vagues d’impulsion de la MACD viennent tester des niveaux de support ou de résistance (rectangles rouge et vert).
En cas de retournement sur ces niveaux, faites attention, il s’agit souvent d’un signal d’achat ou de vente potentiel.
J’ai illustré ce propos en indiquant ces signaux à l’aide de pastilles jaunes disposées sur la MACD et les prix.
Le dernier signal (flèche vert fluo) donné par la MACD se trouve pile sur le support du canal haussier.
Moralité ? Tant que la MACD est haussière, l’orientation reste haussière, même s’il peut y avoir de la volatilité (et il y en aura).
Pour terminer, précisons que le consensus des analystes fondamentaux s’accorde en moyenne sur un objectif de 45,68 €, soit un potentiel d’appréciation de l’ordre de 23 %.
N’oubliez pas non plus que pour 2026, le rendement est loin d’être négligeable. Il devrait être de l’ordre de 6 % ou 7 %.
Bon week-end !
Gilles


