Le bal des publications trimestrielles s’ouvre aujourd’hui aux États‑Unis, avec Delta Air Lines en première ligne, et ce alors que le secteur aérien traverse un moment singulier : EasyJet vient d’accepter une offre de rachat de 5,7 milliards de livres, soit plus de 7 milliards d’euros. Une opération inattendue dans un contexte où l’avenir des compagnies reste suspendu à l’issue du conflit au Moyen‑Orient.
A propos de la guerre justement, Donald Trump entretient l’idée d’une reprise des discussions avec Téhéran, affirmant que l’Iran « a désespérément besoin » d’un accord. Mais la réalité est plus nuancée : ce sont surtout les États‑Unis qui voient leurs marges de manœuvre se réduire, alors que les réserves stratégiques de pétrole s’amenuisent. Washington puise massivement dans ses stocks pour maintenir la mobilité intérieure, soutenir l’activité des entreprises et alimenter plusieurs pays d’Amérique du Sud afin de contenir la flambée des prix. Une stratégie qui atteint désormais ses limites.
Dans ce climat géopolitique tendu, l’attention des marchés se déplace pourtant ailleurs : vers les géants de la tech et des semi‑conducteurs, dont les résultats sont très attendus. Le regain d’appétit des investisseurs s’est illustré hier avec l’introduction en Bourse de SK Hynix, massivement sursouscrite. Au total, près de 200 milliards de dollars ont été mobilisés, signe que la fièvre technologique reste intacte malgré les incertitudes globales…
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Le secteur aérien ouvre la saison des résultats trimestriels dans un climat géopolitique tendu, tandis que l’attention des marchés se tourne vers la tech, dopée par l’IPO record de SK Hynix.


